Conscience RasTa

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Le front du baobab a beau toucher le ciel, il n'oublie pas que seules ses racines le tiennent au sol. Proverbe Pygmé (Centrafrique)

mardi 15 mai 2007

:: Décolonisons ::

decolonisons

Bon, je sais, c'est demain que ça s'passe, mais mieux vaut tard que jamais...
L'Afrique n'est pas sortie d'affaire, ses dirigeants s'entendent globalement assez bien avec ceux des pays occidentaux pour exploiter les ressources de ce continent, ainsi que sa population.
Les désinformateurs soucieux de faire croire que la Françafrique n'existe plus auront bien du mal à remplir leur mission avec l'élection de Nicolas Sarkozy, dont le secrétaire général de l'Elysée devrait être Claude Guéant, un proche de Pasqua, l'homme des réseaux françafricains...

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lundi 5 février 2007

:: Moi(s) contre la Françafrique ::

Mois contre la Françafrique

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mardi 22 août 2006

:: Afrique 1950 ::

Documentaire de René Vautier, cinéaste engagé, sur l'Afrique en 1949-50. Une vision quelque peu discordante pour l'époque, qui rejoint les récits d'André Gide (Voyage au Congo, Retour du Tchad) vingt ans auparavant, et les dénonciations des premiers mouvements nationalistes africains.
De fait, les grandes compagnies coloniales d'hier sont les multinationales d'aujourd'hui (exemple flagrant : Unilever). Et elles continuent de piller l'Afrique.

Extrait du site de Mael Lehir :

En 1949, la Ligue de l'enseignement propose à René Vautier de réaliser un film montrant "comment vivent les villageois d'Afrique occidentale française". Ce film est destiné à être montrer aux élèves des collèges et lycées de France. En accompagnant une équipe de routiers éclaireurs de France, il doit ramener des images sur la réalité africaine, puis en faire un montage. Vautier arrive donc en Afrique à 21 ans, sans idées préconçues. Cependant, de son périple africain, sortira le premier film anticolonialiste français.

Sur le sol africain, Vautier est accompagné par le gouverneur. Ce-dernier tend à conseiller à Vautier de filmer les ananas du jardin de l'Office du Niger, alors que le documentariste était plus intéressé par les galériens noirs qui manoeuvraient à bras les vannes d'une écluse d'un barrage qui alimentait en électricité les maisons des blancs, mais pas le barrage : les Nègres coûtent moins cher... Vautier est révolté par le vrai visage du pouvoir colonial. Pendant près d'un an, en partie accompagné par Raymond Vogel, il parcourt le Mali, la Haute Volta, la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Burkina Faso. Et il filme, grâce aux Africains qui le protègent. De nombreuses péripéties marquent le tournage.

Les bobines sont ramenées par petits bouts, par des amis africains qui rentrent en France. De retour en métropole, Vautier les amènent à la Ligue de l'Enseignement, mais la police est là pour saisir les négatifs. Le Ministère de l'Intérieur les développe. Alors qu'il doit reconnaître avoir filmé chaque bobine, Vautier arrive à subtiliser 21 bobines (sur 60) en présence de policiers. Vautier fait le montage, puis la sonorisation en direct lors de la projection du film, en face du bureau du policier chargé de le saisir !

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lundi 3 juillet 2006

:: Mäbräq seddest ::

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Edito
Selassie I dit
Méditation Biblique
Emmanuel I dit
Marcus dit
La Françafrique
Makéda et Salomon
Leçon Amharique
Interview de Sis Farika
Portrait Ras Planno
Empress Menen Foundation
Ital food
Ital Guerison
Célébration du 114eme anniversaire de SMI
Black Calendar

vendredi 30 juin 2006

:: Le sanctuaire France ::

expo coloniale de Marseille
Pavillon de l'AOF à l'exposition coloniale de Marseille en 1924.

Aminata Traoré, comme d'autres, expriment depuis plusieurs mois, et en particulier ces jours-ci, sa colère. Dans une tribune du journal L'Humanité (30 juin 2006), elle met en évidence le paradoxe qui existe aujourd'hui dans les pays riches, au premier rang desquels la France.
En effet, alors que la classe politique (Chirac en tête) se félicite de l'ouverture du musée du Quai Branly (qui possède beaucoup d'objets éthiopiens - près de 3400 - dont deux médailles remises par Tafari à un représentant français à Addis dans les années 1920, Maurice de Coppet), accueillant des objets d'art de tous les continents autres que l'Europe, le Parlement a voté en mai dernier une loi remettant profondément en cause les droits de l'Homme dans ce pays (voir mon article précédent). Cette loi interdit aux héritiers mêmes de ce patrimoine culturel et artistique d'y avoir accès... pour cause d'immigration choisie, selon la formule de Sarkozy.

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samedi 20 mai 2006

:: Sarko et l'Afrique : quoi de pas neuf ? ::

Le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa, est le fils d'un immigré hongrois. Ce dernier fut-il montré du doigt, pourchassé, empêché de travailler, "reconduit à la frontière" (expulsé) ? Eh ben non (et il a eu de la chance). Non, parce que M. Sarkozy de Nagy-Bocsa était un immigrant valable, "choisissable", potable quoi. Il avait de belles dents, était peut-être un peu chétif mais authentiquement aristocrate, ça valait le coup de le prendre celui-là. D'ailleurs la mère du petit Nicolas, issue de la bourgeoisie authentiquement française celle-là, l'a sélectionné. Et on connaît le résultat.

En plein vote de sa loi scélérate, Sarko fait le déplacement en "Afrique" (le journaliste précisera ensuite parfois le nom de deux pays, en l'occurence le Mali et le Bénin). Un ministre français qui se croit à "l'intérieur", alors qu'il va à l'étranger, on se demande d'où il tient ses conceptions de la politique africaine de la France ! Les noms de messieurs Pasqua (témoin de son premier mariage en 1982) et Chirac me viennent bien à l'esprit mais leur réputation est tellement sulfureuse, et Sarko tellement innocente victime, que c'est pas possible !

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mardi 15 novembre 2005

:: ANTISARKO :: (ça fait longtemps mais faut le rappeler !)

L'état d'urgence est instauré pour 3 mois, la menace plane, les libertés sont limitées (ou limitables), qu'on se le dise ! Comme pendant la guerre d'Algérie, afin de réprimer les indépendantistes résidant en métropole, la République adopte un régime d'exception, qui précède l'état de siège...
Paris serait au bord de ce que l'armée française a fait connaître à Abidjan ? A en croire Fox News, média féal de l'administration Bush, la France tout entière serait assiégée... par qui ? mais c'est simple : par les musulmans ! Non ce n'est pas Radio Mille-Collines qui diffuse des messages haineux à l'égard d'une certaine population, c'est une télé américaine regardée par des millions d'Américains... un média libre, libérateur, décomplexé... (comme la droite de Sarko). A côté de la situation française, l'ouragan Katrina c'est de la blague selon Billy O'Reilly, grand prêtre éditorialiste de cette chaîne poubelle. Mais bien sûr. Nous on te croit pas évidemment Billy, mais on n'est pas Américain moyen, désinformé tout au long de sa vie (on l'est aussi mais quand même, y'a des limites).

Y'a quand même un titre paru dans la presse anglaise qui vaut son pesant de vérité qui fait mal aux politiques : Liberté, Egalité, Fraternité, Réalité. C'était un secret de polichinelle pour ceux qui vivent en banlieue, qui ont fait connaissance, à l'insu de leur plein gré, avec la police, si professionnelle, comme ce policier qui frappait quelqu'un pour la première fois entend-on... pas de chance : il était filmé ! Interdit de résider en Seine-St-Denis, trop dur pour lui ! ça c'est de la sanction... les étrangers résidant légalement sur le territoire sont expulsés en plus de faire de la taule : et hop ! la double peine qui revient, alors que Sarko, alias Iznogoud, l'avait stoppée quand il souhaitait gagner des voix à gauche.
Alors oui il faut respecter des lois, des règles de vie en société, refusez la violence gratuite qui nuit à son égal, mais le respect de ces lois doit commencer par ceux qui en sont les garants... suivez mon regard.

Evidemment il serait trop simple de penser que la majorité des citoyens français va bien réagir devant les événements des trois dernières semaines, comprendre la crise profonde traversée par ceux qui vivent en banlieue, pauvre se doit-on d'ajouter car Neuilly-sur-Seine c'est la banlieue... d'ailleurs, d'après Chirac il y aura là-bas (comme dans toutes les communes de France, en théorie) 20 % de logements sociaux bientôt.

Bientôt ? pas avant 2008 en tout cas parce qu'il faut attendre les élections municipales. Chirac, il est marrant ce mec quand même. Il fallait voir avec quel aplomb il intimait aux fils et filles de la République de respecter la loi d'icelle. Quand on connaît ses méfaits personnels, et aussi avec quel acharnement il a exploité tout ce qu'il a pu (et continue de le faire) en Afrique francophone... pitoyable cette fin de règne. Si encore c'était lui qui en souffrait le plus !
De l'autre côté du ring, bien assis sur son tas d'idées extrémistes, Sarko ne fait que continuer sa marche vers l'Elysée pour 2007 : on doit arrêter ça seen !

ANTISARKO

En Ethiopie, la situation est toujours critique. Au bout de deux semaines d'une répression féroce (les dirigeants du principal parti d'opposition ont été arrêtés), même le journal officiel de la République, Le Monde, s'est fendu d'un papier... et quel papier ! un monument de clichés sur le pouvoir politique éthiopien (la vieille culture abyssine de ses prédécesseurs, où le pouvoir ne se conquiert et ne se perd que par la force... méditons cette phrase... un pouvoir qui ne se conquiert que par la force, pas en France hein ! qui n'a jamais connu de révoltes ou qui n'en a jamais organisé ou soutenu en Afrique par exemple...). En bref, l'Occident (ses dirigeants), bon et généreux, a été trompé par un chef africain impudent. Violent et autoritaire, Meles Zenawi l'est sans l'ombre d'un doute, encouragé qu'il a été dans son entreprise de confiscation du pouvoir et de démantèlement de l'Ethiopie unifiée par les Etats-Unis et autres Européens en second plan.
Il faut réagir, dénoncer la position française, non seulement en Ethiopie, mais aussi dans les autres pays du continent africain (Côte-d'Ivoire, Cameroun, Togo, Tchad, etc.), tous soumis aux lois des Grands (occidentaux), au libéralisme économique destructeur d'identité et de repères, aux entreprises multinationales prédatrices qui les pillent... ==> SURVIE

vendredi 2 septembre 2005

:: Hommage parisien à François-Xavier Verschave ::

Depuis le 29 juin 2005 dernier, François-Xavier Verschave n'est plus mais son combat continue, évidemment.
Théoricien de la Françafrique mafieuse, pourfendeur des dictateurs françafricains (Bongo, Eyadéma, Nguesso, etc.), cible des médias désinformateurs, Verschave est un spectateur avisé du monde contemporain et, heureusement, un grand écrivain qui a su transmettre ce qu'il avait constaté. Sa bibliographie est très riche et mérite qu'on s'y attarde, dès lors qu'on a l'envie de comprendre la réalité des rapports entre la France et les Etats anciennement colonisés, actuellement néocolonisés (le néocolonialisme, brièvement, est une forme économique cachée de domination d'un Etat par un autre). Son dernier opus, coréalisé avec Odile Tobner, qui fut mariée à Mongo Beti, grand écrivain camerounais (lire Africains si vous parliez, Paris, Ed. Homnisphères, 2005), et Boubacar Boris Diop, journaliste sénégalais, est un véritable phare dans l'obscurité médiatique actuelle qu'impose les médias sans que grand monde ne s'en rende compte...
Négrophobie, est une réponse au négrologue Stephen Smith, entré au service actif de la Françafrique vers le mois de juillet 1994, comme le démontre Verschave qui a fait une relecture exhaustive des écrits de Smith depuis son entrée au journal Libération dans les années 1980. Négationniste du génocide tutsi, auquel il oppose, comme les autorités françaises, un génocide hutu par l'armée rwandaise de Kagame, Smith a mené un journalisme de combat. Verschave démonte, de façon méthodique, transparente (il n'utilise pas de témoins anonymes auxquels il ferait dire ce qui l'arrange) les campagnes médiatiques systématiques qui ont visé à masquer la complicité française dans ce massacre organisé de la population Tutsi du Rwanda, pour le seul bénéfice du Hutu Power, allié de la France.
La fin de son article résume parfaitement ce qu'est la Françafrique ainsi que l'action qu'il a menée depuis 20 ans avec l'association Survie, elle-même attaquée par Smith, qui exerça également au journal Le Monde entre 2001 et 2004. Un ouvrage à lire donc pour continuer à réfléchir sur ce mal qui ronge nos sociétés.

Un hommage est prévu à Paris, le dimanche 18 septembre 2005, de 14h à 19h, Congrégation du Saint Esprit, 30, rue Lhomond, Paris (5ème arrondissement).

Extrait du site Survie-France :

François-Xavier nous a montré l'importance de la parole et de l'action collective. Nous évoquerons ensemble les moments de vie partagés avec lui et les espoirs que ses écrits ont éveillés, afin de continuer d'oeuvrer ensemble pour concrétiser ces espoirs.


:: JAH guide & protect ::

L'hommage rendu à Paris a été bien suivi ; y'avait peut-être une bonne centaine de personnes, militants de Survie ou sympathisants, comme moi. Le cadre était pour le moins étonnant : petite église baroque, archi doré, qui appartient à une communauté religieuse catholique agissant sur le continent africain notamment. Un hommage panafricain serait en préparation. Pour soutenir l'association Survie dans son combat contre la Françafrique, une solution : ADHERER.
La nouvelle présidente de Survie est Mme Odile Tobner, co-auteure de Négrophobie.

vendredi 25 mars 2005

:: La Françafrique se dévoile ::

Le chanteur ivoirien Tiken Jah Fakoly a des lyrics qui font mal... la réaction du ministère des Affaires étrangères face à quelques-unes des chansons de son dernier album "Coup de gueule", sorti il y a quelques mois (vendu genre 10 euros ds les bacs en ce moment !), est révélatrice.

"Le chanteur Tiken Jah Fakoly censuré par le Quai d'Orsay
CÔTE D'IVOIRE - 21 mars 2005 - PANAPRESS
Le ministère français des Affaires étrangères a censuré certaines chansons du reggaeman ivoirien Tiken Jah Fakoly, a déclaré le journaliste Sylvain Taillet lors du festival international de grand reportage d'actualité qui s'est achevé dimanche au Touquet, dans le nord de la France. La vente des cassettes de Tiken Jah a été censuré à Abidjan pendant une certaine période sous la pression des Jeunes patriotes, mais ici en France également, le Quai d'Orsay a intimé à certaines radios publiques de ne pas passer le titre 'Quitte le pouvoir', a affirmé Taillet, qui a réalisé avec un autre journaliste français, Eric Mulet, le documentaire "Tiken Jah Fakoly: Mon pays va mal". Parmi ces radios, Sylvain Taillet a cité Radio France internationale (RFI) et France Inter, qui ont été obligées de "mettre un bémol" dans la diffusion de certaines chansons de Tiken Jah après le bombardement d'un campement de l'opération Licorne par l'aviation militaire ivoirienne, entraînant la mort de neuf soldat français.
Interrogé par la PANA, l'artiste ivoirien a confirmé l'information et indiqué qu'en plus de "Quitte le pourvoir", une autre de ses chansons, "Mal élu", a également été censurée."
Par égard pour les inquiétudes du gouvernement, Iman mettra en ligne les lyrics de ces chansons qui dérangent la Françafrique.
En attendant, soutenez Tiken Jah en achetant son (ses) CD, en visitant son site et en chantant ses tunes seen !

Sälam : Paix : et respect ::