Conscience RasTa

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Une race sans autorité ni pouvoir est une race sans respect. Marcus Garvey

vendredi 23 mai 2008

:: En mémoire des victimes de l'esclavage colonial ::

23 mai

APRÈS 10 ANS DE COMBAT, LE GOUVERNEMENT RECONNAÎT PAR LA CIRCULAIRE N° 5294/SG DU 29 AVRIL 2008 QUE : « LA DATE DU 23 MAI SERA, POUR LES ASSOCIATIONS REGROUPANT LES FRANÇAIS D’OUTRE-MER DE L’HEXAGONE, CELLE DE LA COMMÉMORATION DU PASSÉ DOULOUREUX DE LEURS AÏEUX » . IL S’AGIT POUR NOUS ANTILLAIS, GUYANAIS ET RÉUNIONNAIS D’UNE TRÈS GRANDE VICTOIRE ! LE 23 MAI EST DONC OFFICIELLEMENT NOTRE DATE, CELLE OÙ NOUS HONORONS LA MÉMOIRE DE NOS AÏEUX ESCLAVES. CE 23 MAI 2008, EN FAMILLE, AVEC NOS AMIS ET TOUS NOS CONCITOYENS, PARTICIPONS AUX MANIFESTATIONS DE LA 10e COMMÉMORATION DES VICTIMES DE L’ESCLAVAGE COLONIAL.
- Communiqué des organisateurs

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samedi 10 mai 2008

:: 27 avril, 10 mai, 20 décembre ::

En cette journée de commémoration de l'esclavage et de ses abolitions, plusieurs personnalités lancent un appel afin que les programmes scolaires prennent davantage en considération l'histoire de la colonisation et des traites esclavagistes.

Un article de Rue89 rappelle à juste titre que l'enseignement de l'histoire de l'esclavage (à commencer par le commerce triangulaire abordé dès la 5e, 4e au collège) ainsi que celle de la colonisation est assuré par de très nombreux enseignants, en primaire et dans le secondaire. Il reste malgré tout à s'assurer que tout le monde fasse de même, car ce souci de vérité historique relève souvent de l'initiative de l'enseignant (dans le cadre de sa liberté pédagogique) plus que de thèmes inscrits dans les programmes. Finie l'époque où l'on enseignait aux terminales l'histoire de la décolonisation sans avoir vu comment s'était déroulée la phase de colonisation !

Un appel à lire sur le site de SOS Racisme

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lundi 29 mai 2006

:: Mäbräq ammest : cinq ::

Et de cinq ! Le numéro de mai de Mäbräq est sorti, à télécharger, lire, copier, imprimer, distribuer au nord, au sud, à l'est, à l'ouest seen !!!


Edito
Selassie I dit
Emmanuel I dit
Marcus dit
Méditation Biblique
Leçon d'amharique
Lalibela
Le Peuple Dogon
Malcolm X
Discours d’ouverture
Ghana, la porte d'entrée vers l'Afrique
10 MAI
Droit et Justice
Ital food - Ital Guerison
Black Calendar

Bénédictions aux frères et soeurs de l'équipe de rédaction, I and I haffi gwaan in righteousness !

mercredi 10 mai 2006

:: A l'esclavage a succédé la colonisation ::

La République a enfin daigné commémorer un fait historique qui n'est pas à son avantage... quoique. Ce qui est commémoré, ce ne sont pas les 400 ans d'esclavage liés à la traite transatlantique, mais bien "les abolitions", selon le mot du président français, faisant référence aux moments de l'histoire française lors desquels on mit fin à la soumission de l'homme par l'homme (ou lorsque l'on tenta de le faire).
Première occasion : le 4 février 1794 (16 pluviôse an II), lorsque les députés de la Convention décidèrent d'abolir "l’esclavage des nègres dans les colonies". L'application de l'article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, selon lequel "tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits", avait quand même pris près de quatre ans... après, de la déclaration de principes à la réalité... si les habitants de Saint-Domingue, de la Guadeloupe et de la Guyane ont pu connaître une amélioration véritable, il est avéré qu'à la Réunion, en Martinique, à Sainte-Lucie et à Tobago, l'esclavage est resté en vigueur.

Arrive Bonaparte, qui souhaite mettre un terme à la Révolution. Dans les colonies, il prend en compte les intérêts économiques de la bourgeoisie antillaise, dont sa femme Joséphine était issue, qui fondait son enrichissement sur l'exploitation d'une main-d'oeuvre servile, et rétablit l'esclavage entre 1801 et 1802 selon les territoires. Bonaparte va même plus loin : il interdit les mariages mixtes ainsi que l’entrée en France des "gens de couleur".
Le mouvement abolitionniste se développe pourtant au même moment : la traite est la première visée, et est abolie en 1815. Cependant l'esclavage domestique persiste dans les colonies occidentales, ainsi qu'en Amérique du Sud jusque dans les années 1820 environ. En 1833, les Anglais y mettent fin (au profit d'un autre système pas beaucoup moins criticable... "l'apprentissage"). En France, c'est la IIème République qui prend finalement la décision d'y mettre un terme. Victor Schoelcher, président de la commission d'abolition de l'esclavage, proposa le décret qui fut adopté le 27 avril 1848. Il est évident que la situation mit du temps à évoluer réellement, et commémorer "les abolitions" de l'esclavage ne doit pas libérer la conscience nationale d'un travail de mémoire sur l'esclavage lui-même, ceux qui l'ont organisé, ceux qui l'ont subi et surmonté. Surtout, il faut réfléchir à la forme nouvelle qu'il prit après 1848 : la colonisation.

Liens : Sur les abolitions françaises
Chronologie détaillée
Documents sur l'esclavage

Ajout du 12 mai 2006
Des photos des lieux de commémoration le 10 mai à Paris