Conscience RasTa

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Je ne veux pas gagner ma vie, je l'ai. Boris Vian

mercredi 10 mai 2006

:: A l'esclavage a succédé la colonisation ::

La République a enfin daigné commémorer un fait historique qui n'est pas à son avantage... quoique. Ce qui est commémoré, ce ne sont pas les 400 ans d'esclavage liés à la traite transatlantique, mais bien "les abolitions", selon le mot du président français, faisant référence aux moments de l'histoire française lors desquels on mit fin à la soumission de l'homme par l'homme (ou lorsque l'on tenta de le faire).
Première occasion : le 4 février 1794 (16 pluviôse an II), lorsque les députés de la Convention décidèrent d'abolir "l’esclavage des nègres dans les colonies". L'application de l'article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, selon lequel "tous les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits", avait quand même pris près de quatre ans... après, de la déclaration de principes à la réalité... si les habitants de Saint-Domingue, de la Guadeloupe et de la Guyane ont pu connaître une amélioration véritable, il est avéré qu'à la Réunion, en Martinique, à Sainte-Lucie et à Tobago, l'esclavage est resté en vigueur.

Arrive Bonaparte, qui souhaite mettre un terme à la Révolution. Dans les colonies, il prend en compte les intérêts économiques de la bourgeoisie antillaise, dont sa femme Joséphine était issue, qui fondait son enrichissement sur l'exploitation d'une main-d'oeuvre servile, et rétablit l'esclavage entre 1801 et 1802 selon les territoires. Bonaparte va même plus loin : il interdit les mariages mixtes ainsi que l’entrée en France des "gens de couleur".
Le mouvement abolitionniste se développe pourtant au même moment : la traite est la première visée, et est abolie en 1815. Cependant l'esclavage domestique persiste dans les colonies occidentales, ainsi qu'en Amérique du Sud jusque dans les années 1820 environ. En 1833, les Anglais y mettent fin (au profit d'un autre système pas beaucoup moins criticable... "l'apprentissage"). En France, c'est la IIème République qui prend finalement la décision d'y mettre un terme. Victor Schoelcher, président de la commission d'abolition de l'esclavage, proposa le décret qui fut adopté le 27 avril 1848. Il est évident que la situation mit du temps à évoluer réellement, et commémorer "les abolitions" de l'esclavage ne doit pas libérer la conscience nationale d'un travail de mémoire sur l'esclavage lui-même, ceux qui l'ont organisé, ceux qui l'ont subi et surmonté. Surtout, il faut réfléchir à la forme nouvelle qu'il prit après 1848 : la colonisation.

Liens : Sur les abolitions françaises
Chronologie détaillée
Documents sur l'esclavage

Ajout du 12 mai 2006
Des photos des lieux de commémoration le 10 mai à Paris

lundi 17 octobre 2005

:: VENTE DE COLLIERS :: (avec du retard même s'il n'est pas trop tard...)

En soutien à la Maison socioculturelle de RastafarI de Nantes
David organise une vente de colliers fabriqués par lui-même.

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mercredi 6 avril 2005

:: Qädamawi Haylä Sellassié ::

Le Très Haut veille sur I and I en ces temps périlleux.

Janhoy, que Ton nom soit glorifié à toujours !

JAH RasTafarI ! Sellassie I !

Egziabhér yemmesgan :: እግዚአብሄር ይመስገን ።

Conscience Rasta : 100% conscious site

Des caractères amhariques doivent apparaître sur cette page : plus d'infos ici

dimanche 6 février 2005

:: 60e anniversaire de Bob Marley ::

Jah Marley, comme le chante si bien les Abyssinians, est né il y a 60 ans. La colonie britannique qui l'a vu naître a aujourd'hui bien changé : plus épanouie, plus urbaine, mais aussi plus violente, la Jamaïque a bien du mal a s'émanciper des réseaux politico-mafieux de l'Occident et sa population en souffre. Alors quand certains annoncent le départ (le retour ?) possible de son corps sur le continent africain, en Ethiopie, à Shashemené, c'est la levée de boucliers. Héros de la nation jamaïcaine, qu'il a pourtant fuie après une tentative d'assassinat, Bob Marley est aujourd'hui un héros pour la jeunesse mondiale, qui cherche des symboles d'émancipation, d'unité, d'amour... A voir de quelle façon il est aujourd'hui célébré dans la capitale de l'Afrique, I and I pense que sa présence en cette terre bénie qu'il avait envisagé de développer est un juste aboutissement du voyage qu'a fait sa musique dans les esprits et les coeurs depuis 25 ans.
Vivre auprès de son Père, voilà le désir qu'exprimait Jah Marley. Son retour en Ityopya (il y est allé en 1979) permettrait aux Rastas du monde entier de se tourner enfin vers l'Est et de voir Africa et son trône : l'Ethiopie ::

:: Jah Shall Reign ::

jeudi 13 janvier 2005

:: Ityopya me voilà ::

Blessed thanks to the most I JAH RasTafari I grâce à qui wede Ityopya ehédallo : Iman se rend en Ethiopie, dans un mois jour pour jour seen !

JAH is mighty : Hayle Sellassié I rule !

Selam pon di earth ::

mardi 9 novembre 2004

:: Conscience Rasta : working fe di RasTa kulcha ::

Brand New !!! Des photos exclusives de Sa Majesté Hayle Sellassié, Jah Ras Tafari I Makonnen à PARIS !

A visitez DEH YA Idren !

dimanche 27 juin 2004

:: His Imperial Majesty's Life : YeQädamawi Haylä Sellassé heywat ::

Une brand new page sur Conscience Rasta : quelques éléments sur la vie de Sa Majesté impériale, dans une biographie au contenu 100 % original seen !

Jah bless ::

vendredi 14 mai 2004

:: Red gold & green ::

Moa Anbessa ze'imnegede Yehuda : Lion conquérant de la tribu de Judah ::

Qedamawi Haylé Sellassié ah rule I&I from Mount Zion ::

vendredi 7 mai 2004

:: Moa Anbessa ::

moa anbessa

mardi 27 avril 2004

:: Rasta readings ::

La lecture est la clé de l'uplifment Idren ! InI haffi read more & more fi improve InI knowledge.
Premièrement, Rasta se doit de lire la Bible, di holy Ible, texte qui fonde la philosophie rasta et que Sa Majesté a fait traduire du guèze en amharique dans les années 1960 pour permettre à tous les Ethiopiens d'y avoir accès.

D'autres textes, propres à l'Ethiopie, sont très enrichissants pour comprendre en quoi l'Ethiopie est Zion I : le Kebrä Nägäst (ክብረ ፡ ነገሥት), Livre de la Gloire des Rois existe en traduction anglaise sur papier (ça se trouve facilement) mais également online en français ! Find dis here massive ::

Sur l'histoire de la Jamaïque, rien ne vaut un guide de voyage, si on veut connaître l'essentiel à peu de frais. Pour approfondir ses connaissances, faut se reporter à des publications en anglais...
Sur l'histoire de l'Ethiopie, la référence en français est due à Berhanou Abebe, qui a publié une Histoire de l'Ethiopie d'Aksum à la révolution, en 1998, très bien fait et très complet. A lire absolument !
Un livre récent (janvier 2004), bourré de photos, a le mérite de combler un vide dans les librairies de l'Hexagone : Ethiopie, au pays des hommes libres, de Xavier Van der Stappen, ethnographe autodidacte (rien que ça !), permettra, InI hope so, de faire découvrir ce pays et d'effacer cette image négative, liée à la famine des années 1980, dans les représentations des gens. Cependant, l'histoire n'est pas le fort de l'auteur... ou du moins il manque de rigueur dans les termes : dès l'introduction (p. 16), la chronologie est mélangée (Ménélik II a régné avant Yassou, puisqu'il était son petit-fils... les troupes italiennes ont envahi l'Ethiopie dès 1935 et pas 1936), les explications vraiment simplistes (Ménélik n'a pas négocié la voie ferrée Addis-Abeba - Djibouti, puisque le rail ne parvient à Addis qu'en 1917 et que Ménélik est mort 4 ans plus tôt... de plus ce sont plutôt les Français qui ont dû négocier pour avoir le droit de s'implanter ; Ménélik n'a pas étendu son royaume avec l'aide des puissances étrangères mais de sa propre initiative, en guerroyant pour s'imposer comme atsé, empereur), les termes inexacts (Makonnen, père d'Haylé Sellassié I, était ras et non général, la ville d'Harar a été prise aux Egyptiens, non aux Ottomans, le grand homme d'Etat ghanéen était N'Krumah et non N'Gruman (sic !), c'est tout pour l'introduction du livre qui compte plus de 240 pages !)...
Bref, désolé pour les détails, mais l'historien qui est en moi ne souffre aucune approximation ! Un livre à feuilleter au minimum, tout de même, car les photos sont splendides et le récit du voyage de l'auteur enthousiasmant.

Pour ce qui est de la géographie de l'Ethiopie, on peut se reporter à la Géographie Universelle (la fameuse GU), série phénoménale, qui fait référence même à l'étranger : le chapitre sur l'Ethiopie est dû à Alain Gascon, grand spécialiste du pays puisqu'il y a enseigné deux ans dans les années 1960 et a même pu photographier Sa Majesté plusieurs fois ! Ce même auteur a publié La Grande Ethiopie, une utopie africaine (éditions du CNRS), livre un peu plus ardu mais enrichissant car le récit mêle contenu scientifique (compréhension du fonctionnement des espaces éthiopiens) et expérience personnelle de l'auteur, aujourd'hui professeur aux Langues orientales (INALCO, Paris), entre autres.

Il reste de nombreuses lectures dont je pourrais parler, peut-être pour plus tard, ça dépend de votre intérêt pour le sujet aussi !
Blessed love, let Jah guide & protect InI I-tinually ::

lundi 5 avril 2004

:: Rasta coins ::

Golden ting ! Cette pièce représentant Sa Majesté, de 200 dollars éthiopiens de 1966, est en or, et s'échange à pas moins de 1000 $ chez les collectionneurs. Give it back to the people dem !

mercredi 31 mars 2004

:: Rasta philatélie II ::

Je disais qu'il existait de superbes séries avec Jah Marley : voyez ce que ça donne, c'est assez terrible ! Des pays comme le Turkménistan ou le Daghestan ont même édité des planches avec Bob, à destination des collectionneurs bien sûr.

Jah Marley live everyweh' ! Mis gana la Amlak ::

lundi 29 mars 2004

:: Rasta philatélie ::

Contrairement aux musulmans ou aux juifs, I&I Rastafari aimons les images représentant notre Dieu, Jah Rastafari I ainsi que les prophètes qui ont porté le message.
Les timbres à l'effigie de Sa Majesté Haylé Sellassié I (éthiopiens mais aussi sénégalais, guinéen, camerounais, ghanéen, malien, brésilien, iranien, coréen ! etc.) sont très nombreux. Ceux représentant Bob Marley, Marcus Garvey ou encore des défenseurs de la cause noire, tels Martin Luther King, sont moins nombreux mais qui peut égaler le King Janhoy ?

Qedamawi Haylé Sellassie I bless ::

vendredi 26 mars 2004

:: Sellassie I liveth everytime ::

Qedamawi Haylä Sellassié : Haïlé Sélassié Ier ::

You want a white god ? but God came black, yunno ! Les paroles que distillent Bob Marley lors de ses interviews sont irremplaçables, empreintes d'une sagesse infinie. Il existe même un LP édité par Tuff Gong d'une interview de Bob, avec des songs (Natural Mystic, Revolution, Survival, etc.) pour agrémenter le tout : à se procurer d'urgence !
J'en publierais un florilège un de ces jours où l'EN me laissera respirer...

JAH bless I&I children : Sellassie I Live !

vendredi 19 mars 2004

:: Rasta people : what's new ? ::

La Rasta connexion fait son chemin en France, avec des initiatives nouvelles un peu partout. I-man souhaite signaler un groupe récent créé par une sista bien motivée (bless) : le Rastas : Jah Live Children group. N'hésitez pas à y faire un tour et à participer, lancer de nouveaux sujets de discussion, etc.

Le reasoning autour du mouvement rasta prend de l'envergure avec certains groupes de réflexions regroupant des universitaires, écrivains, rastas ou non, mais tous intéressés par cette livity. Si ces groupes sont nombreux aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne (où on peut suivre des cours sur le mouvement rasta en sociologie !), ils commencent depuis peu à émerger en France : Boris Lutanie, auteur de deux ouvrages très sérieux sur la question (Introduction au mouvement Rastafari, chez L'Esprit frappeur, rééd. 2000, et Abécédaire du mouvement rasta, au Chat noir Editeur, 2002), journaliste, est très impliqué dans la Rastalogie (ce qui suppose un discours raisonné sur Rasta), nom de la rubrique qu'il tient dans le mensuel Ragga. Dans le numéro de février il annonçait la création d'un Groupe de Recherche sur le Mouvement Rastafari. Plus d'infos, deh ya.
Toujours dans l'esprit de la propagation du Message, le passage de Lilian Thuram dans l'émission de Michel Drucker (le dimanche 15 février dans l'après-midi) a été l'occasion de visionner quelques images de Bob jouant au foot, d'apprendre, à ceux qui l'ignoraient, que Marcus Garvey a inspiré le prénom du fils de Thuram, et d'évoquer (en une phrase) la philosophie rasta, méconnue, selon le mot de Lilian. Là-dessus, Drucker a enchaîné vite fait... Mais, à la fin de l'émission, l'homme qu'on appelle Admiral T a débarqué sur le plateau, balançant une bonne vibes de Gwada à tous les céfran endormis sur leur canapé : avec force danseuses et percussionistes, le DJ a posé sa Mozaïk Kréyol, démontrant avec énergie la puissance de la musique caraïbéenne (YäKaraibégna muziqa haylä ::). Bref, ça change des blaireaux qui défilent habituellement sur les plateaux de la France médiatisée.

Germawi Qedamawi atsé Haylä Sellassié yemmesgan ::

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