Cette bataille, dont le prestige rejaillit sur l'empereur Ménélik II et le Ras Mäkonnen, père du jeune Täfäri Mäkonnen confié à des religieux français à Harär avant la bataille, prenait sa source dans les vélléités italiennes de coloniser l'Ethiopie à partir de sa colonie érythréenne, contrôlée depuis 1885.
Depuis que le 1er octobre 1889 un traité avait été signalé entre Ménélik et les Italiens, à Wuchalé, les intentions italiennes étaient claires : trichant sur la concordance entre les versions italienne et amharique du texte, les colons espéraient obliger Ménélik à passer par eux pour ses relations avec les puissances européennes (France, GB, etc.), instituant ainsi de facto un protectorat...
Le Roi des Rois dénonça ce traité et la tension monta progressivement jusqu'en 1896, après que des nobles du Tigray aient pactisé avec les Italiens.
Mais, malgré cette victoire, les Ethiopiens durent reconnaître la colonie érythréenne comme italienne (traité du 26 octobre 1896), des renforts étant venus d'Europe et pouvant menacer à nouveau l'Empire abyssin.
Quarante ans plus tard, les troupes envoyées par Mussolini déferlaient sur le pays, avec artillerie lourde et avions (gaz toxiques aussi), vengeant ainsi l'affront fait par l'empire éthiopien aux héritiers de l'empire romain...
Adwa n'en reste pas moins aujourd'hui le symbole de la résistance africaine à la colonisation européenne du continent.

Manifestation pour commémorer cette victoire organisée le samedi 5 mars 2005, à Ivry-sur-Seine, à partir de 13h30.
15h30 : projection d'un documentaire sur la bataille d'Adwa.
17h30 : débat en présence du Comité des associations éthiopiennes d'IDF, de l'EWF, du Mouvement international des Réparations et de l'Organisation rasta afro-antillaise.
19h30 : animation musicale (fin : 22h00).

Selam ::